A propos de moi…

Prospectiviste, auteur et designer sociétal, je développe une vision globale de la transition du XXIe siècle, à la croisée de l’économie, de la sociologie, de l’écologie et des technologies. La justice sociale et la dignité humaine en sont le point de départ. Mon approche est systémique, nourrie par l’épistémologie, le croisement des connaissances et la nécessité d’apprendre à penser contre soi-même.

Je considère la transition sociétale comme inéluctable, nécessaire et souhaitable. Elle constitue le préalable incontournable aux transitions écologique, énergétique et agrobiologique : tant que l’économie doit entretenir la production et la consommation pour préserver l’emploi, elle continue de dissiper inutilement l’énergie et de dégrader l’environnement. Je cherche à montrer que cette transformation n’est pas une fin, mais un nouveau commencement, porteur de prospérité et de liberté pour tous.

Je suis le Président-Fondateur de l’Institut de Transition Systémique — L’An 30 (ITS), ainsi que le créateur de LMC.today — Le Média Constructif, un travail de curation et de mise en perspective de l’information entrepris en 2011. Je suis également l’auteur de L’emploi salarié, un mythe passager, sous-titré Une transition sociétale inéluctable, écrit en 2009, publié en 2011 et enrichi en 2013.

Ces travaux poursuivent une même ambition : comprendre les transformations en cours et rendre accessible la construction d’une société contributive, régénérative et plus juste.

Qui je suis

Je suis né le 14 août 1967. Depuis plusieurs décennies, je travaille sur une question centrale : comment organiser une société où le travail salarié n’est plus le pilier principal de l’économie, sans sacrifier la dignité humaine, la justice sociale, l’environnement ni la prospérité collective ?

Mon travail s’inscrit dans une approche systémique : j’analyse ensemble les dimensions économiques, sociales, écologiques, culturelles et technologiques. Je ne défends ni la fuite en avant productiviste, ni la décroissance punitive. Je plaide pour une croissance régénérative, capable de restaurer les écosystèmes tout en améliorant les conditions de vie.

La technologie, et notamment l’intelligence artificielle, n’est pour moi ni une idole ni un ennemi : c’est un outil. Son potentiel se déploie pleinement avec une intelligence distribuée, associant les intelligences humaines et artificielles, et des mécanismes de gouvernance qui ne concentrent ni le savoir ni le pouvoir.

Les cinq piliers de ma démarche

  • Justice sociale : rendre les transformations acceptables et préserver la sécurité matérielle de chacun.
  • Fiscalité revisitée : adapter les prélèvements et les incitations à une économie où l’emploi n’est plus central et où transférer son revenu sous d’autres cieux pour l’optimiser est rendu possible grâce à la mobilité et l’internet du XXIe siècle.
  • Revenu garanti tripartite : dissocier la sécurité d’existence de l’obligation d’occuper un emploi.
  • Action Mutuelle d’Investissement (AMI) : démocratiser l’accès au capital et le pouvoir d’investir.
  • Intelligence distribuée : relier les compétences et les connaissances pour mieux comprendre et agir collectivement.

Cette réflexion part notamment de la fin de la centralité de l’emploi et de l’émergence de l’humain contributif.

Le néocapitalisme contributif

J’appelle néocapitalisme contributif l’accomplissement du capitalisme : une économie où le capital productif n’est plus concentré entre quelques mains, mais largement partagé, et où la création de valeur ne dépend plus principalement du salariat classique. Il ne s’agit pas d’abolir le capitalisme, mais de permettre au plus grand nombre de participer à la propriété, à la production et à la prospérité.

Effondrement du travail salarié à partir de 2030

À partir de 2030 — date repère plutôt que seuil précis —, le travail salarié ne disparaît pas, mais entre dans une phase d’effondrement structurel : automatisation, robotisation, IA et diminution de la quantité de travail humain nécessaire à la production. À mesure que la création de richesse se dissocie de l’emploi, celui-ci ne peut plus assurer seul le financement de l’État social ni l’intégration de chacun à la vie économique.

Plutôt que de subir cette mutation, je propose de l’accompagner en construisant une société contributive : un modèle où chacun peut apporter une contribution utile, qu’elle soit écologique, sociale, culturelle, scientifique ou cognitive, et être reconnu pour cela.

Une croissance régénérative

L’enjeu n’est pas de « produire moins, faire moins, consommer moins », mais de sortir de la surproduction et de la surconsommation entretenues par l’obligation de préserver l’emploi. Ce n’est pas la croissance qui pollue, mais l’emploi. Maintenir l’emploi exige de produire, renouveler et consommer sans cesse, au prix d’une dissipation massive des ressources. La croissance, elle, peut au contraire se construire sur la qualité, la durabilité, la circularité et la régénération des écosystèmes. C’est ce que j’appelle une croissance régénérative, qualitative et apaisée.

  • Fin de la centralité du salariat
  • Économie contributive
  • Croissance régénérative
  • Transition systémique intégrale
  • Démocratie économique

En résumé : le néocapitalisme contributif vise à faire de chacun un microcapitaliste contributif, combinant la sécurité d’un revenu garanti, un accès élargi au capital et la liberté de participer aux activités qui font progresser la société et régénèrent l’environnement.

Le revenu garanti tripartite

Le revenu garanti que je propose n’est pas une aide supplémentaire, mais une refonte de la sécurité matérielle dans une économie où l’emploi n’est plus le pivot de la distribution des revenus.

Les montants de 200 € et 700 €, issus de mes premières propositions, sont historiques et purement illustratifs : le fonctionnement du modèle ne dépend pas de ces chiffres.

1. Revenu universel (RU)

Un socle universel, illustré initialement par 200 € par mois en monnaie locale complémentaire, pour soutenir la circulation économique de proximité et renforcer la résilience des territoires.

2. Revenu de base (RDB)

Un complément de sécurité matérielle, initialement illustré par un maximum de 700 € par mois, dégressif selon les ressources grâce à un mécanisme d’impôt négatif.

3. Revenu contributif

La valeur issue des contributions à la société : activité économique, écologie, culture, transmission, recherche ou création. Elle peut prendre la forme d’un revenu, d’une dépense évitée ou d’un bénéfice collectif reconnu, sans rémunérer administrativement toute activité jugée utile.

Dans son ensemble, le revenu garanti a vocation à se substituer aux minimas sociaux et à réorganiser certaines prestations générales de soutien au revenu (RSA, AAH, APL, allocations familiales, selon leur fonction). Cela ne signifie pas supprimer les protections répondant à des besoins spécifiques ou supérieurs, notamment ceux liés au handicap, aux soins et à la dépendance.

L’AMI, un complément patrimonial

L’Action Mutuelle d’Investissement (AMI) mutualise l’épargne citoyenne pour constituer des garanties, mobiliser le crédit bancaire et orienter collectivement le financement de projets. Elle démocratise ainsi l’accès au capital : c’est le volet stock qui complète les flux du revenu garanti.

Une fiscalité adaptée au XXIe siècle

La transition exige aussi de revoir l’assiette et les incitations de l’impôt. Je propose trois leviers complémentaires : un impôt sur le niveau de vie, un coefficient fiscal d’inégalité et des certificats écoresponsables valorisant les contributions d’intérêt général. L’objectif n’est pas de superposer des taxes, mais de construire une fiscalité cohérente avec la répartition future de la richesse.

L’ITS et la transition systémique

L’Institut de Transition Systémique — L’An 30 est une infrastructure intellectuelle et participative consacrée à la compréhension et à l’élaboration de la transition systémique. Il organise un corpus de connaissances, met les concepts en relation et a vocation à réunir une communauté capable de les explorer, de les discuter et de les enrichir.

Signature graphique des transitions systémiques

Une démarche systémique

Le climat, l’énergie, l’emploi, l’agriculture et la culture ne sont pas des sujets indépendants. Les transitions représentées par la fleur se répondent et se conditionnent mutuellement : les comprendre exige de les relier, plutôt que de traiter chaque sujet isolément.

Un espace de connaissances partagées

L’ITS développe des fiches conceptuelles reliées entre elles, destinées à éclairer les mécanismes du changement. L’ambition est d’en faire une œuvre collective, ouverte aux contributions et aux confrontations d’idées, sans perdre la cohérence de son approche systémique.

Charte graphique et logos

Trois repères visuels accompagnent mon travail : mon identité d’auteur, le symbole de l’ITS et la fleur des transitions.

Logo personnel stylisé T / C de Thierry Curty

Mon logo personnel

Le logo T / C stylisé représente mon identité d’auteur. Il accompagne mes publications personnelles, mes tribunes et mes travaux en mon nom propre.

Identité visuelle de l’Institut pour la Transition Systémique — L’An 30

L’ITS — L’An 30

L’An 30 est aussi le titre de mon roman d’anticipation en cours d’écriture. Il met en scène les transformations, les obstacles et les choix qui pourraient conduire à une civilisation désirable. Il donne à l’ITS un horizon prospectif, non un modèle figé.

Fleur des six transitions représentées par des pétales colorés

La fleur des transitions

La fleur à six pétales (bleu, cyan, vert, jaune, orange, brun) et la barre colorée représentent les dimensions interdépendantes de la transition systémique.

Travaux, essais et supports

Mon travail s’exprime à travers des livres, des essais, des articles, des infographies et des contenus vidéo.

L’emploi salarié, un mythe passager

Un ouvrage fondateur (2009–2013) qui analyse l’obsolescence progressive du salariat comme centre de gravité de l’économie et prépare la réflexion sur la société contributive.

La fin du travail : naissance de l’humain contributif

Texte de référence de l’ITS. Il articule l’effondrement du salariat, la montée de l’économie contributive, la distinction flux/stock et la transition systémique intégrale.

Action Mutuelle d’Investissement (AMI)

Un mécanisme d’investissement citoyen qui mutualise les garanties, mobilise le levier bancaire et permet à la population de participer aux choix de financement des projets.

Infographies et pyramides de transition

Une série d’infographies conceptuelles (pyramides énergétiques, transition historique du féodalisme au contributisme, neutralité carbone, cycles économiques, etc.) conçues pour rendre la pensée systémique accessible sans la réduire à des slogans.

Technologie, IA et transition

L’intelligence artificielle accélère la diminution du travail humain nécessaire à la production, mais elle peut aussi contribuer à organiser une société plus libre et plus régénérative, à condition de développer des capacités de contrôle et une intelligence distribuée.

Ni technophobie, ni technologisme

Je ne suis pas technologiste : je ne crois pas que la technique résoudra tout par magie. Mais je rejette aussi les discours qui en font un ennemi à abattre. La question n’est pas « pour ou contre la technologie », mais : à quoi sert-elle, au bénéfice de qui, et selon quelles règles ?

Les « anticorps numériques »

Je développe le concept d’anticorps numériques : aucune IA ne doit être envisagée seule, face à une société passive. Des États, des entreprises, des organisations et des citoyens aux intérêts divergents mobilisent des intelligences artificielles capables de se surveiller, de détecter les abus, de se contredire et de se défendre les unes contre les autres. Cette pluralité produit des mécanismes de contre-pouvoir et de protection comparables à un système immunitaire numérique.

Me contacter & suivre mon travail

Pour des échanges, des invitations, des entretiens ou des collaborations autour de la transition systémique, du néocapitalisme contributif ou de l’ITS, vous pouvez me contacter directement.