Patron dirigeant

Publié le décembre 5th, 2012 | par Thierry Curty

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Dividendes, investissements, gouvernance, redistribution de richesse

 L’économie se démocratise

L’avenir de l’économie est plus démocratique, plus contributif, c’est au peuple de décider des investissements d’avenir et des entités plus larges au sein de l’entreprise. Idéalement, le crédit devrait être issu de l’ensemble, qui trace la voie de l’avenir et non pas  d’un obscur banquier qui finance  l’entrepreneur capable d’engendrer un marché. L’économie du futur est le Contributisme, plus le Consumérisme.

Chaque siècle a eu son économie. Jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, sous le Féodalisme, c’est l’Industrialisme qui a pré-dominé. Tout se passait entre riches et pouvoir, la masse étant fruste et inculte. Puis, avec le Capitalisme, nous sommes passés au Productivisme au XIXème siècle, qui s’est transformé en Consumérisme au XXème et va se transformer en Contributisme au XXIème.

L’avantage est considérable à plus d’un titre, outre les avantages évidents d’un point de vue écologique d’une économie qui répond à des besoins au lieu de les inventer, d’un point de vue du dirigeant de l’entreprise, il est certain que si son investissement est choisi par un large ensemble, il fonctionnera.

Peut-être est-ce plus « sportif » de créer le marché, de capter la richesse ? C’est possible, mais ça ne passe plus. La société ne tolère pas la création individuelle d’entreprise avec comme objectif l’enrichissement personnel de son fondateur, c’est une fonction économique de la société pour engendrer de la richesse qui bénéficiera à tous. La sportivité n’entre donc pas en ligne de compte. Si le patron veut faire du sport, qu’il aille faire du golf, derrière son entreprise il y a l’humanité.

Les dividendes sont la part « monarchique » du pouvoir du dirigeant

Le dirigeant d’entreprise ne doit toutefois pas être réduit à un exécutant du peuple, c’est lui qui prend les risques, c’est lui qui s’est démené, c’est son entreprise, qu’il dirige, il doit conserver un pouvoir de gouvernance. Et les dividendes sont à même de lui offrir cette capacité en les réorientant vers l’investissement.

J’ai une proposition allant dans ce sens consistant à soumettre la taxation des dividendes à une fiscalité progressive proportionnelle à la part de bénéfices qu’elle représente. Avec un seuil de déclenchement vers le bas et un bouclier vers le haut.

Explication : si les dividendes représentent 10% du bénéfice, alors ils sont taxés à 10%. Si ils représentent 40%, alors ils sont taxés à 40%. Et, bien évidemment rien n’interdit de déterminer une franchise fiscale, soit en somme, par exemple 5’000€, soit en pourcentage, par exemple 10% des bénéfices, histoire de laisser une marge de manœuvre.

La régulation non contrainte des rémunérations des dirigeants et des dividendes

Pour se soustraire à l’impôt, l’actionnaire doit dispatcher son portefeuille, ce qui favorise le financement des entreprises. Il peut aussi décider d’agir en rentier, mais alors il paie des impôts. Et les actionnaires paient d’autant plus d’impôts que le salaire du dirigeant est élevé puisqu’il empiète sur le bénéfice et dont augmente mécaniquement la part dividendaire. Libre à l’actionnaire d’accepter ou non de payer plus ou moins d’impôts en raison de la gourmandise du dirigeant.

Une solution simple à mettre en oeuvre et redoutablement efficace et qui ne contraint pas les bénéficiaires des dividendes, puisque pour compenser il leur suffit de financer de nouvelles entreprises au lieu d’encaisser les bénéfices et ainsi percevoir des dividendes de plus de sources au lieu d’une seule.

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A propos de l’auteur

Fervent contemplateur de la société des hommes de toujours, homme de convictions profondes à l'esprit libre. Passionné d'économie, de sociologie, d'écologie, dans une vision holistique, l'épistémologie est le moteur de ma réflexion, source de ma conviction. Je soutiens une transition sociétale qui s'avérera inéluctable à terme et tente de l'expliquer et la dédramatiser, de faire passer le message que loin d'être une fin elle est un nouveau commencement, une solution aux problèmes que nous rencontrons aujourd'hui.



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